Encore un chapitre…

La chronique littéraire d'Anne 📚 Blogueuse | Auteure | Conférencière


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Des nouvelles qui bouleversent notre vie…

Il fait extrĂŞmement froid dehors ce matin, hier il pleuvait! Ces changements climatiques causent des traumatismes Ă  mon corps provoquant des crises de douleurs… mais honnĂŞtement mis Ă  part ces maux physiques qui sont loin d’ĂŞtre nĂ©gligeables, ce n’est pas ce qui me prĂ©occupe le plus.

Je me sens prise avec mes sentiments Seigneur… je me sens poignĂ©e entre deux mondes complètement Ă  l’opposĂ© l’un de l’autre.  Je n’arrive pas Ă  vivre ni l’un ni l’autre pour l’instant. Dans la mĂŞme soirĂ©e, Ă  intervalle d’une heure entre chacune j’ai vĂ©cu :

De la joie extrĂŞme,

  •  on m’annonce une belle joie, une des plus belles bĂ©nĂ©dictions

   pour une maman :  Je vais ĂŞtre grand-maman!!! Yahou… Je l’aime

   déjà ce ti-pou d’amour xx

Ă€ la tristesse extrĂŞme,

  •  on m’annonce une des plus tristes nouvelles pour un enfant, que

   mon père est Ă  l’hĂ´pital et que sa vie est en danger. Suite Ă  une

   commotion cĂ©rĂ©brale, il doit ĂŞtre opĂ©rĂ© en urgence…

   Une opération délicate d’environ 4 heures.

Je suis assise dans ma chaise depuis ce matin, et pour ĂŞtre franche, je n’ai pas bougĂ© beaucoup. Je ne peux pas dire que je suis anxieuse ou inquiète;  je me sens plutĂ´t calme et sereine, j’ai une grande paix malgrĂ© la tristesse.

Car, j’ai aussi un grand sentiment de bonheur, nous (surtout Gran’Ann) attendions ce petit bĂ©bĂ© avec joie ! Je priais dĂ©jĂ  pour lui ou elle, du jour oĂą Dieu dĂ©ciderait le dĂ©but de sa vie…

-Est-ce possible de concilier ces deux émotions extrêmes?

-Devrais-je mĂŞme essayer?

Voilà deux questions qui m’ont tracassée toute la journée et le lendemain puisque forcément, je suis prise au-dedans de moi…

Pourtant, je ne cesse de me rĂ©pĂ©ter que Dieu savait ce matin Ă  mon rĂ©veil, ce que j’allais vivre dans cette journĂ©e. Que j’allais avoir ces deux nouvelles presque aux mĂŞmes moments. Il est Souverain et les choses, incluant ceci, sont dans ces mains. Il n’y a pas de hasard!

L’Esprit ne cesse de faire monter sur mon cĹ“ur ce verset et cela rĂ©conforte mon cĹ“ur comme seule sa Parole peut le faire :

«En effet, moi, je connais les projets que je forme pour vous,

              dĂ©clare l’Eternel, projets de paix et non de malheur,

                 afin de vous donner un avenir et de l’espĂ©rance.»

                                                                                                                      Jérémie 29:11

    Malgré le fait que

  •  mes Ă©motions sont en boules,
  •  je me sens poignĂ©e et Ă©touffĂ©e de chagrin.

Je sais que,

  •  je suis supportĂ©e par Dieu, en paix,
  •  j’ai la foi que Dieu est Celui qui contrĂ´le tout,
  •  rien de ce que je vis prĂ©sentement ne lui Ă©chappe.

Mon mot {Consécration} me vient tout de suite en tête.  D’où me vient toujours l’idée de me donner entièrement à Dieu, complètement? En toutes circonstances… je dois m’abandonner à Lui encore une fois, totalement, incluant les émotions.

En Son temps… que mes Ă©motions suivent ou non, ce qui est important c’est la vĂ©ritĂ© de Sa Parole. {ConsĂ©cration} c’est sur cela que je veux construire ma vie. Je dis : «Merci Seigneur» parce qu’une fois de plus, Dieu m’a donnĂ© la grâce de goĂ»ter les fruits de Sa bontĂ© envers moi.

Consacrée à Lui

Ann L Beaulieu

Le {mot}… les effets se font ressentir dĂ©jĂ !

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Eh bien! Cela n’a pas tardĂ© pour que les effets se fassent ressentir dans ma petite vie au quotidien, comme le titre de mon blogue le dit si bien. Bon, je m’explique. Mais, de toute Ă©vidence, il serait prĂ©fĂ©rable que vous lisiez le blogue sur {le mot}   —   pour mieux comprendre ce qui suit.

Comme la majorité d’entre vous le sait, mon mot pour l’année est {Consécration}. Plus le temps avance, plus je découvre dans sa Parole et la prière que ce beau mot que Dieu a déposé sur mon cœur n’est pas aussi simple qu’il en a l’air. Sa simplicité, sa finesse et, je dirais même, son attirance qui me réjouissait tant au début, commencent à prendre dans ma petite tête un autre sens complètement différent. Mais attention, ce n’est pas péjoratif, bien au contraire, je crois que d’ici la fin de l’année, je vais goûter au vrai sens de ce mot  {Consécration}.

Lorsque je priais un matin et que j’écrivais à Dieu mon impatience dans l’attente de réponse envers deux situations particulières… je devais évidemment me reposer dans la souveraineté de Dieu. J’avais fait ce que je devais faire, il ne me restait qu’à attendre patiemment l’œuvre de Dieu. Mais, oh! Combien ce n’était pas facile pour moi! Avez-vous remarqué comment Dieu nous place souvent dans des circonstances, situations ou relation justement pour voir comment notre théologie se traduira en action? Hum…! Pas toujours facile.

Ce matin-lĂ , en Ă©crivant ma prière, j’ai rĂ©alisĂ© que Dieu permettait cette situation d’attente dans ma vie pour bien des raisons…. Une entre autres dont j’ai vite pris conscience, c’est le lien avec mon  {ConsĂ©cration}!

Oui, plus j’écrivais à Dieu dans mon journal de prière, plus je comprenais ce que Dieu voulait m’enseigner ce matin-là, dans la {Consécration}

Si je me dis  {consacrée} à Dieu et engagée dans ma relation avec Lui, je devrais en principe :

  • Lui faire confiance et m’abandonner totalement Ă  Lui.
  • dĂ©poser mes fardeaux Ă  Ses pieds,
  • ne pas m’inquiĂ©ter.

Car selon John MacArthur, l’inquiétude et les soucis révèlent un manque de sagesse, envers la souveraineté ou la puissance de Dieu. Ouch… C’est dur, mais très vrai!

–       Je lis la Parole de Dieu, je la connais, je sais ce que Dieu dit et surtout je connais mon Dieu; en thĂ©orie, mais dans la vie, au quotidien, qu’en est-il?

Je me suis mise à réfléchir et j’ai réalisé à ce moment-là que dans le fond de mon cœur, le problème initial était que j’aurais bien voulu contrôler la situation ; prendre les choses en main pour aider Dieu un peu, quoi. Mon désir était fort, et la réponse de Dieu tardait à venir. Donc, rester {Consacré}, c’est plutôt difficile… et c’est là que la théologie biblique prend son vrai sens dans ma vie.

« OH! C’est un beau mot Seigneur, je l’aime, mais je l’aime encore plus en action. J’ai besoin de le VIVRE au quotidien, le respirer, l’appliquer. Ce n’est pas facile Seigneur. Ce n’est pas du tout ce que je m’imaginais! Oui, j’ai besoin d’apprendre à arrêter et à te laisser agir pour mieux être consacré, Seigneur. Enseigne-moi, oh Dieu, comment le vivre, enseigne-moi… Arrêter, c’est ça que je dois faire Seigneur, arrêter et te faire confiance dans ma { Consécration }.  Merci! »

arrĂŞt

«Arrêtez, et sachez que je suis Dieu :

Je domine sur les nations, Je domine sur la terre.»

                                                                                                                                                                                                                           Psaumes 46 : 11

J’apprends, chers frères et sœurs, j’apprends. {Consécration}, mon mot pour l’année, m’amène déjà sur un très beau parcours de bénédictions et de croissance spirituelle. Je ne peux donc que louer Dieu et continuer d’apprendre dans Ses voies…

{Consacré}

Ann L Beaulieu


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Un matin « normal Â»

Un matin qui semble « normal », c’est-Ă -dire ma vie au quotidien — vivre avec ma souffrance avec la force que Dieu me donne chaque jour. Bon nombre d’entre vous savent que je souffre de la fibromyalgie, mais peu d’entre vous savent Ă  quel point cela affecte la vie d’une personne. Je n’en parle presque jamais, et mon mari pourrait vous le confirmer. Par exception, je voulais dĂ©mystifier un peu certains propos sur cette maladie et vous partagez ce que je vis au quotidien. Donc, je vous partage quelques heures…

C’est sombre ce matin, il fait noir, j’ai de la difficultĂ© Ă  me lever… Il est tĂ´t et j’ai encore une fois très mal dormi. J’entends mon mari faire son petit dĂ©jeuner, je dois me lever pour aller lui faire un bon cappuccino! Il est 6 h, ouf… pĂ©nible. J’ai de la misère Ă  bouger mes jambes. Bon… Ă©tire-toi Ann.

J’ai pris mes petits « smarties » (mĂ©dicaments), cela devrait aller mieux dans une heure, d’ici lĂ  je suis incapable d’entreprendre une tâche qui demande de penser ou d’Ă©crire. MĂŞme parler est difficile, car j’ai le cerveau comme endormi, le terme mĂ©dical utilisĂ© est « Brain Fog ». Je suis depuis une semaine dans ce qu’on appelle une « crise de fibromyalgie ». J’ai hâte qu’elle passe, tellement difficile, je sais plus quoi faire. Je suis sur le bord de craquer !!!! Mais je me rappelle constamment que DIEU est au contrĂ´le de tout dans ma vie, et que ce n’est jamais au-delĂ  de mes forces.

« Mais franchement, Dieu, je commence à trouver que tu me trouves un peu trop forte! Je ne comprends pas trop?!? Je pose plus de questions, et je ne te prie pas pour la guérison non plus. Je me repose tout simplement dans tes bras mon Dieu.

Mais aujourd’hui, Seigneur, je suis fatiguĂ©e, Ă©puisĂ©e. Je n’en peux plus de cette merde de vie terrestre. Je voudrais m’en aller au ciel avec toi, lĂ , tout de suite. Je ne veux pas savoir pourquoi on souffre, car la Bible nous dit qu’on va souffrir, je suis juste plus capable physiquement et Ă©motionnellement de le supporter. Je n’arrive pas Ă  Ă©crire pour toi. Je suis incapable de lire ma Bible et le comble de mes malheurs, ma concentration est partie. Si je suis capable de mettre cinq mots en ligne, c’est bon. J’essaie de te prier et mon esprit s’Ă©vade… ce qui me console c’est de savoir que ton Esprit intercède pour moi lorsqu’on ne le peut pas.

Ah! Père tu vois mon cĹ“ur dĂ©chirĂ© par tout ce que cette maladie me fait. Depuis des annĂ©es, mon corps est souffrant Ă  cause de cette maladie invisible qui, de plus en plus, limite mes capacitĂ©s. Je sais très bien que je ne dois pas aller dans cette voie des doutes et des questions, car elles ne font que m’Ă©loigner de toi. Je te loue que tu me donnes la capacitĂ© malgrĂ© ma douleur immense de ne pas aller dans cette direction, je reconnais que c’est l’Ĺ“uvre de ton Esprit en moi.»

Depuis plusieurs jours, mes combats sont grands, mes luttes sont profondes et de plus en plus difficiles et longues… Je me sens comme si j’Ă©tais en train de me perdre dans une grande forĂŞt avec des arbres qui mesurent au moins 30 pieds de hauteur. Le ciel descend sur moi, sombre et gris, mais les arbres sont tellement collĂ©s les uns sur les autres qu’il m’est impossible de me faufiler. Bon, ici je parle de ce qui se passe dans ma tĂŞte, je n’ai mĂŞme pas encore effleurĂ© tous les aspects physiques!

Hum! Ce matin, j’avais Ă  peine commencĂ© Ă  marcher et mes pieds perdaient l’Ă©quilibre! Oui, ça fait partie de mes symptĂ´mes, je suis très avancĂ©e dans ma maladie. Heureusement, j’ai le meilleur mĂ©decin en douleur chronique au QuĂ©bec. Ensuite, lorsque j’ai fait mon petit cafĂ© je dois m’assurer de le tenir Ă  deux mains pour ne pas l’Ă©chapper jusqu’Ă  ce que mes « smarties » fassent leur effet!  Comme j’ai dit plus haut, faire quoi que ce soit, qui me demande de la concentration, m’est impossible avant au moins une heure ou deux, dĂ©pendamment des matins. Parfois, mes mains sont très douloureuses et mes bras et mes jambes brulent, comme si j’avais Ă©tĂ© brulĂ©e ou engourdie. C’est bizarre et difficile Ă  expliquer. Mais le plus pĂ©nible Ă  accepter, c’est la perte de mĂ©moire. Il y’a bien d’autres symptĂ´mes, mais ceux-ci sont les majeurs.

Ce qui m’est plutĂ´t difficile maintenant c’est de voir que si je dois avoir des conversations tĂ´t le matin, je m’aperçois qu’il m’est très long avant de sortir ces mots de ma bouche. Les mots semblent ĂŞtre liĂ©s, attachĂ©s, emprisonnĂ©s en quelque sorte au-dedans de moi. Je les sais, ils sont dans ma tĂŞte, mais c’est comme s’ils n’arrivaient pas Ă  sortir de ma bouche… il y a un dĂ©calage horaire entre les deux. J’en suis de plus en plus consciente, mais voilĂ , je dois vivre avec cela aussi. Il y’a parfois une rage qui monte en moi, mais non, je ne veux pas aller lĂ . Je ne dois pas. Ă€ quoi cela me servirait-il ? Rien.

Il y a des matins que je me lève et que je n’ai aucune énergie physique. Je suis tellement fatiguée, épuisée comme si j’avais travaillé un 72 heures en ligne. Puis, il y a des jours où je suis dans forme totale. Ces jours-là, je veux tout faire, mais je dois me limiter puisque je sais très bien que je vais payer pour, si je m’excite trop. Je dois donc toujours opter pour la maîtrise de soi, ce qui est bien. Le seul problème c’est que quand ça fait longtemps que tu n’as pas bougé, tu as le goût de faire plein de choses, du moins, moi.

Un partage plus intime :

Dernièrement, mon mari et moi avons eu «l’influenza» solide! Mon mari a tellement eu de courbatures et il a trouvé cela très souffrant. Un jour que je le frictionnais, il me regarde et il me dit:

–       «Ça te fait pas mal, toi? Tu n’as pas mal nulle part? »

Je l’ai regardĂ© d’un air triste, avec les larmes aux yeux… je lui ai dit:

–       « Tu sais, chĂ©ri, comment, depuis des annĂ©es, j’essaie de t’expliquer que parfois le simple fait que tu me frĂ´les la peau me donne une envie de pleurer. Te souviens-tu comment tu trouvais ça un peu exagĂ©rer? Bien lĂ , toi, tu n’as que l’influenza et tu trouves que tes muscles te font mal parce que tu as des courbatures. Pour moi, ce n’est RIEN ces courbatures, je vis ce mal amplifiĂ© et plus encore Ă  longueur d’annĂ©e. »

À voir les yeux de mon mari, je crois qu’il venait de comprendre pour la première fois, une part de la souffrance de sa femme. Il m’a serrée contre lui délicatement… Ses mots furent :

–       « Pauvre chĂ©rie.»

Bon, voilĂ  ma petite vie au quotidien pendant quelques heures le matin ce jour-lĂ , Ă  l’exception de l’exemple avec mon mari. Cela n’a pas Ă©tĂ© une journĂ©e facile, mais je voulais vous la partager puisque c’est ma vie la plupart du temps… et malgrĂ© mes limites physiques, Dieu se glorifie et se sert de moi. VoilĂ  ce qui est le plus encourageant, n’est-ce pas?

Donc, Il peut faire la même chose avec vous. Alors, si vous vivez des moments difficiles dans la souffrance ou sous toute autre forme, sachez que Dieu est là et Sa présence nous soutient malgré ce qu’on peut ressentir parfois dans ces temps sombres et pénibles. C’est vrai que la vie nous apporte de grandes souffrances, mais TOUJOURS avec espérance si on est Son enfant.

« Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Philippiens 4 :13

Soutenue par Lui,

Ann L Beaulieu