
Résumé :
Depuis la bataille entre Kapall et Scio, la menace d’une guerre gronde dans les royaumes unifiés.
Alyhia, rongée par la culpabilité d’être la raison de ce chaos, meurt d’envie d’offrir la victoire à son camp. Mais parviendra-t-elle à trouver la solution sans trahir ses alliés ?
Efia, perdue entre des vents contraires, ne sait plus à qui se fier. Doit-elle continuer sur le sinistre chemin qu’elle a emprunté ou tourner le dos à la seule famille qui lui reste ?
Enfin, Sybil n’a aucun regret et souhaite protéger Alyhia jusqu’au bout. Mais qu’en est-il de ces sombres sentiments qui viennent entacher son idylle ? Et si la guerre lui faisait perdre bien plus que ce qu’elle craignait ?
Les trois jeunes femmes devront redoubler de courage pour affronter ce qui les attend, mais le destin du continent se joue autant sur le champ de bataille que dans les affres de leurs cœurs, et aucune d’elle n’en sortira indemne.
Mon avis :
Peut-on pardonner quand les enjeux nous dépassent ?
Si le premier tome avait été une belle découverte, je ressort de cette suite avec un sentiment beaucoup plus mitigé. C’est un deuxième tome qui m’a fait souffler, mais pas forcément là où je l’attendais, notamment à cause de l’évolution des personnages.
Mon plus gros point de blocage a été Efia. Bien que ses motivations soient compréhensibles au vu du contexte, son comportement a été rédhibitoire pour moi. Je n’ai pas réussi à lui pardonner ses actes. De la même manière, j’ai eu beaucoup de mal à retrouver la Sybil du premier tome. Celle qui s’imposait comme une future reine m’a ici donné l’impression d’une adolescente en pleine crise. Enfin, j’ai trouvé Alyhia tellement paumée dans ses propres doutes qu’elle a fini par me perdre moi aussi en tant que lectrice.
L’histoire se conclut de façon intéressante et boucle les intrigues politiques commencées, même si, personnellement, j’aurais espéré une direction différente pour le dénouement.
C’est une fin de duologie qui ne laisse pas indifférent, mais qui m’a laissée sur ma faim.
Editeur : Hachette
Année de l’édition : 2024
Nombre de pages : 352
